Quand le GEM est contraint de prononcer des sanctions

Gérer un groupe humain, quel qu’il soit, c’est un challenge au quotidien. Dans un GEM, cette mission incombe notamment aux salariés. Avec des personnes en souffrance psychique, il faut savoir faire preuve d’encore plus de sensibilité et de discernement.

Au groupe d’Albi, le mot d’ordre n’est absolument pas le « Surveiller et Punir ». Horizons se place davantage dans l’optique de responsabilisation des personnes accompagnées.

Mais, malgré cette bonne volonté, le GEM est parfois obligé de sanctionner et d’exclure des adhérents. C’est assez rare. C’est, de plus, à chaque fois, un véritable échec pour la personne accompagnée, mais aussi pour la structure. Aussi, une exclusion suscite des questionnements au niveau des adhérents, du bureau, mais aussi du salarié.

Un règlement intérieur existe bel et bien. Il est possible d’en faire une lecture stricte et de l’appliquer de manière rigide. Toutefois, l’humain étant au cœur de nos préoccupations, le bureau et l’équipe d’accompagnement en font souvent une interprétation plus souple, surtout pour les faits mineurs.

Pour les propos et actes plus graves, c’est-à-dire pour les personnes souhaitant nuire directement au groupe en portant atteintes aux personnes et aux biens, la réaction est en revanche épidermique, et irrévocable. Car le GEM a le droit de se défendre, et de défendre ses adhérents.

Fort heureusement, la mise en danger volontaire d’autrui ou la dégradation consciente des biens sont demeurées rarissime en plus de dix ans d’existence. Ces menaces ont été gérées rapidement, avec sang-froid et justesse, par les adhérents en exercice associatif et l’éducateur spécialisé qui accompagne le GEM d’Albi.

Le but est aussi de ménager et consolider la cohésion de groupe, pour assurer le bien-être des membres de l’association. D’où le fameux « S’épanouir, chacun, dans le respect des différences », devise dorée du GEM Horizons.